Depuis longtemps, Paris est l’une des villes favorites pour les investissements locatifs. La demande est extrêmement forte alors que l’offre de logement est très basse. Résultat, la rentabilité est au rendez-vous. Cependant, après la crise du coronavirus, les demandes de location dans la capitale ont énormément chuté : 23 % entre le 11 mai et le 31 août 2020. Faut-il s’inquiéter ?

Un exode qui profite à d’autres grandes villes

Si on en croit les experts du secteur, le confinement et la mise en place du télétravail ont poussé de nombreux locataires à vouloir plus d’espace et un extérieur. Leurs moyens n’ayant pas augmenté, ils ont dû s’éloigner de Paris. Cela expliquerait la chute des demandes de location sur toute la période à Paris, mais aussi l’augmentation dans d’autres villes.

À Nice, sur la même période, la demande de location a augmenté de 40 % ! À Bordeaux, elle a augmenté de 36 %. Résultat, les professionnels comme ceux de l-expertise.com sont nombreux à conseiller à leurs clients d’investir dans d’autres grandes villes. En conséquence, les ventes n’ont augmenté que de 5 % à Paris sur la même période alors qu’elles ont bondi de 164 % à Bordeaux et de 139 % à Nantes !

L’effet de la baisse du tourisme

Pour bien comprendre la nature exacte de cette baisse des demandes locatives à Paris, il faut également prendre en compte l’augmentation de l’offre. Celle-ci vient diluer les chiffres et augmenter l’impact de la chute puisque le nombre de logements disponibles est soudainement plus important.

Pourquoi ? Parce que beaucoup de propriétaires qui faisaient de la location touristique saisonnière se sont rabattus sur de la location longue durée en l’absence de touristes. Lorsque la crise sanitaire actuelle sera finie, il y a de fortes chances pour que la demande locative regrimpe à mesure que les locations touristiques reprennent leur volume habituel.

L’impact de la vie étudiante sur la demande locative

Au-delà de l’exode de certains travailleurs, il ne faut pas non plus oublier qu’une immense partie de la demande locative parisienne est assurée par les étudiants. Or, pendant toute la période concernée par cette chute, les universités étaient fermées et les étudiants qui avaient passé le confinement chez leurs parents en province n’avaient aucune raison de revenir.

Il est donc fort probable que beaucoup d’entre eux choisissent de revenir le plus tard possible. Ils ont donc été nombreux à abandonner leur appartement pour n’en prendre un nouveau qu’à la rentrée. Celle-ci a été repoussée à la fin du mois de septembre. Si certains étudiants ont peut-être décidé de se transférer définitivement en province, il y a tout de même fort à parier que le mois de septembre réduira la chute des demandes locatives à Paris.