Sur le moyen et long terme, le taux de surfaces commerciales et immobilières ne cessera de croître. 

La pandémie actuelle ne cesse de chambouler tous les secteurs, et pour cause, le secteur économique et immobilier ne cesse de s’effondrer. Selon les dernières statistiques, il faudra s’attendre à ce que les surfaces de bureaux soient davantage vides, l’immobilier résidentiel est, quant à lui, moins touché. Avec la mise en place et l’imposition des nouvelles pratiques, de nombreux espaces resteront déserts.

La crise économique provoquée par l’épidémie va continuer à accentuer le problème. Le secteur commercial durement touché, il faut s’attendre à une augmentation des surfaces commerciales vides. En moins de quelques mois, l’offre de surfaces vacantes a augmenté de plus de 15 % , c’est ce que rapporte la Banque Cantonale de Zurich (ZKB). Les effets ayant été mesurés, jusqu’à là uniquement trimestriellement, cela signifie que, dans les mois qui suivront, le nombre d’espaces vacants ne cessera de croître. 

De plus, les baux étant signés sur des périodes assez longues, les conséquences de la pandémie ne seront visibles que dans quelques temps. Or, ce n’est pas l’unique raison de s’inquiéter, l’augmentation du télétravail et l’explosion du chômage constitueront sur le long terme le problème majeur pour les bailleurs. Les demandes finiront par diminuer et accentueront l’effondrement de l’immobilier. Dans un premier temps, ce seront les micro et petites entreprises qui libéreront l’espace, puis suivra la libération des plus grands bureaux.  

Baisse des loyers 

Au deuxième trimestre 2020, les loyers des bureaux ont baissé de manière significative, de manière durable et abrupte, notamment dans des grandes villes comme Genève ou Zurich.

À cela viennent s’ajouter d’autres phénomènes. Le passage au télétravail s’est fait avec une telle rapidité qu’il est à l’heure actuelle considéré comme une alternative réelle au bureau. La pandémie a avancé la société et son mode de vie d’une vingtaine d’années en seulement quelques mois.