La Suisse est l’un des pays européens les plus développés économiquement grâce à sa productivité industrielle, son système éducatif de qualité et son système de santé. Le marché immobilier en Suisse était considéré comme paradisiaque. Cependant, de nos jours, les demandes de surface de bureaux ou des logements sont en hausse constante.

L’évolution des emplois et le faible prix de la main-d’œuvre font que de nombreuses entreprises cherchent à s’installer en Suisse. Cette délocalisation entraîne des demandes en surfaces de bureaux de plus en plus élevées, principalement dans les villes au fort développement économique comme Genève, Zurich ou encore Bâle.

Surfaces de bureaux en baisse en Suisse

D’après une étude réalisée par la société immobilière zurichoise CSL Immobilien, il y avait moins de surfaces de bureaux vacantes en Suisse en 2015, avec un taux de 4,3%, tandis qu’en 2014 le taux atteignait les 5,6%. Effectivement, en 2014, il y avait environ 2,25 millions de mètres carrés de surfaces inoccupées, tandis qu’en 2015, en l’espace de six mois, ce chiffre est descendu à 1,74 millions de mètres carrés.
De même, le taux de surfaces vacantes en 2014 était plus bas qu’en 2013. Tout cela peut être dû au fait que les surfaces commercialisées sont les plus convoitées, que ce soit sous forme de sous-location ou de transfert de bail.

Zurich, précurseur

Dans la région de Zurich, malgré le fait que le nombre de surfaces en construction ait augmenté, on dénote des signes de normalisation. Les surfaces vacantes qui étaient de 827.000 mètres carrés ont diminué et sont maintenant à 727.000 mètres carrés. Dû au fait qu’il y a de plus en plus de surfaces occupées par les entreprises et autres acteurs commerciaux, la quantité d’espaces libres diminue légèrement, entraînant par la même occasion une diminution de l’offre et, par conséquent, un léger accroissement des frais de locations des surfaces de bureaux dans cette zone.

Avec le manque de terrains où bâtir, les taxes sur la construction qui augmentent et l’inclinaison vers les villes ainsi que les zones économiques et industrielles du pays, il y a moins de constructions et donc le nombre de surfaces vacantes où bâtir diminue.

Dans les années à venir, la société immobilière zurichoise CSL Immobilien, selon ses estimations, espère que les surfaces de bureaux vacantes continueront à baisser avec la création d’acteurs financiers permettant ainsi de booster davantage l’économie du pays.